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Dernière modification effectuée le 09/11/2014 à 15:44

 

TMC: L' info trafic routier

 

La collecte d’informations

Le secteur français de l’info trafic TMC-RDS ne compte que deux acteurs. Le plus ancien est V-Trafic, il fut rejoint en novembre 2005 par le système ViaMichelin proposé par le premier fabricant mondial de pneus. Pour les deux systèmes, le fonctionnement est relativement similaire et se déroule comme suit.

 

De très nombreuses sources

À la base vient forcément le recueillement des informations que l’on transmettra par la suite au conducteur. Les sources sont multiples et hétérogènes. Certaines viennent de la surveillance automatique du réseau routier : boucles magnétiques disposées dans le revêtement des chaussées, surveillance vidéo ou encore suivi d’une flotte de véhicules équipés de GPS, comme les taxis G7 pour V-Trafic. D’autres sources sont dites « manuelles », elles sont fournies par exemple par les forces de l’ordre ou les sociétés exploitant les réseaux.

Ces sources sont donc extrêmement disparates et viennent autant du Ministère de l’Équipement ou de l’Intérieur que des collectivités locales ou encore des sociétés autoroutières. C’est donc ensuite au fournisseur du service de regrouper toutes ces informations pour proposer un signal d’information homogène et normalisé.

 

Agrégation et mise en forme des données

Le trafic à ParisUne information non triée ou hiérarchisée n’est pas des plus utiles, c’est pourquoi V-Trafic et ViaMichelin doivent mettre de l’ordre dans cette masse de données. Une fois cette étape effectuée, c’est le codage qui entre en jeu, soit la traduction de ces données dans un langage permettant aux GPS d’être compris : le TMC - Alert C.

Traffic Message Channel est donc un protocole contenant environ 1 500 codes définissant chacun un évènement de trafic. Ces codes détaillent la nature de l’évènement, sa localisation, sa longueur, et son sens. Pour ce faire, on utilise les points de repère définis par le Sétra (Service d’études techniques des routes et autoroutes), organisme dépendant du Ministère de l’Équipement. Ces points se situent aux carrefours ou bretelles permettant ainsi au GPS de calculer un itinéraire alternatif en cas de bouchon sur celui d’origine.

 

La diffusion des informations

Le fonctionnement du TMCC’est la dernière étape du processus d’exploitation de l’info trafic. Deux modes de transmission sont possibles. Le premier est le réseau téléphonique cellulaire (GPRS ou UMTS), il est peu employé (TomTom l’utilise toutefois pour ses services PLUS) car présentant un coût de revient assez cher. En plus de l’abonnement, l’utilisateur devra payer le trafic de données entre le serveur et son terminal mobile, en général relativement onéreux, quel que soit l’opérateur.

Le second est donc bien sûr le mode TMC qui transite donc par la bonne vieille radio FM et son système RDS Radio Data System. Si le signal de ViaMichelin est transmis par les ondes du réseau TowerCast (premier diffuseur FM privé appartenant au groupe NRJ), celui de V-Trafic passe par les relais exploités par France Inter.

Il faut toutefois faire le distinguo entre le RDS classique et le RDS-TMC. Le premier permet de basculer sur une station de radio diffusant un flash info trafic (ce sont les fonctions Traffic Program, TP ou Traffic Announcement, TA). Le RDS-TMC est quant à lui bel et bien dédié aux navigateurs GPS.

 

V-Trafic ou ViaMichelin ?

Les différents modèles de navigateurs GPS ne sont en général fournis par défaut qu’avec un seul type d’info trafic. Il est donc dommage de s’en passer sachant que l’on a payé l’abonnement dans le prix d’achat de l’appareil. Pour choisir sciemment son info trafic on prendra donc soin de préférer les terminaux livrés sans info trafic. Attention tout de même de bien vérifier que le GPS en question gère cette fonctionnalité, c’est n’est pas le cas de tous les modèles.

 

Difficile à départager

Premier constat, les deux services sont globalement équivalents. Aucune différence majeure de saute aux yeux lors de l’utilisation de ces deux services. On ne peut donc pas en éliminer un d’emblée, les deux étant complètement opérationnels. Mais de subtiles différences existent toutefois.

Le ViaMichelin présente ainsi un léger avantage en terme de précision des détails. Il sera par exemple plus précis sur le type de ralentissement que le service de V-Trafic. Mais la grande force de ce dernier est d’utiliser le réseau FM de France Inter, radio de service public ayant une obligation de couverture. Il sera donc globalement mieux reçu sur le territoire français (85% de la population) que le signal ViaMichelin. L’automobiliste urbain pourra donc préférer ce dernier, tandis que celui évoluant dans des zones moins bien desservies se penchera plutôt sur l’offre de V-Trafic.

 

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